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Du smartphone au gardien de la qualité : comment Aeriez amène l’IA sur le terrain industriel

Lorsque la pandémie de COVID-19 a brutalement ralenti le monde industriel en 2021, de nombreuses entreprises ont été confrontées à une réalité déjà bien connue : le contrôle qualité reste souvent coûteux, lent et dépendant d’infrastructures complexes. C’est dans ce contexte qu’Ives De Saeger fonde l’entreprise technologique belge Aeriez.

Fort de son expérience dans de grands environnements industriels, il part d’un constat clair : les pertes liées à la qualité, les retouches et la détection tardive des défauts ont un coût élevé — non seulement financier, mais aussi en termes de confiance, de motivation des équipes et de satisfaction client.

Aujourd’hui, Aeriez compte une équipe de cinq collaborateurs et développe une plateforme intelligente de communication et de qualité répondant précisément à ces enjeux. Le cœur de la solution est désigné en interne sous le nom de « 1000 Yeux » : une approche où l’intelligence artificielle et les smartphones, combinés à la connaissance métier propre aux opérateurs, assurent une surveillance qualité fine et distribuée sur le terrain industriel.

Plutôt que de s’appuyer sur des systèmes de vision industrielle lourds ou des installations fixes, Aeriez exploite un outil déjà omniprésent dans les ateliers. À l’aide d’un simple smartphone, les opérateurs peuvent capturer des images de produits ou d’assemblages. Ces images sont analysées en temps réel par des algorithmes d’IA capables de détecter des anomalies telles que des erreurs de montage, des composants manquants ou des orientations incorrectes. Les applications actuelles ciblent principalement les environnements d’assemblage et de construction de machines, où ce type de défaut n’est souvent identifié qu’à un stade avancé du processus.

L’élément différenciateur ne réside pas uniquement dans la technologie, mais surtout dans la manière dont le contrôle qualité est organisé. En assistant chaque opérateur par l’IA, le smartphone devient un véritable prolongement du regard humain, transformant chaque collaborateur en un regard supplémentaire entraîné à détecter les écarts. Les anomalies sont ainsi repérées plus rapidement, souvent avant qu’elles ne se transforment en véritables problèmes de qualité. Dans le même temps, Aeriez évite des investissements lourds en matériel ou en infrastructures complexes : pas de caméras spécialisées, pas de configurations fixes, mais des moyens existants utilisés de manière intelligente.

Selon Aeriez, cette approche est essentielle dans un contexte industriel où la flexibilité devient de plus en plus déterminante. Les systèmes de vision classiques sont souvent limités à une étape précise du processus, alors que les risques qualité peuvent apparaître à différents endroits. L’approche « 1000 Yeux » permet de répartir les contrôles sur plusieurs points du processus sans faire exploser les coûts.

La détection seule ne suffit toutefois pas. C’est pourquoi Aeriez associe son inspection par IA à une plateforme de communication et un système Andon digital. Dès qu’une anomalie est détectée, l’information est automatiquement partagée avec les parties concernées — opérateurs, qualité, ingénierie ou maintenance. Les problèmes deviennent non seulement visibles, mais aussi traçables : qui agit, quel est le statut et quand l’incident est-il résolu ? [...]

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AUTEUR: Ives de Saeger - Aeriez