
De la performance à l'impact sur les procédés : les nouvelles questions du prétraitement de l'aluminium
L'utilisation d'aluminium recyclé progresse, la comparaison entre la pré-anodisation et le prétraitement chimique reste pertinente, et parallèlement, la consommation d'énergie, le traitement des eaux usées, l'empreinte carbone et les réglementations futures pèsent de plus en plus lourd sur les choix techniques. Quelles sont les implications pratiques ? Lors d'une table ronde, Xavier Michiels, directeur d'Alulack, et Roland van Meer, responsable d'unité commerciale chez AD Chemicals, partagent leurs points de vue sur les questions qui animent actuellement le marché.
Aluminium recyclé : techniquement faisable, mais plus critique au niveau des procédés
Selon les deux intervenants, l'utilisation croissante d'aluminium recyclé n'est pas un phénomène passager. Parallèlement, cette tendance impose de nouvelles exigences au prétraitement. Selon Roland van Meer : « L'aluminium recyclé se prête parfaitement au revêtement en poudre. Le défi réside principalement dans la variété du substrat et la robustesse du procédé conçu pour y faire face. » Chez Alulack, ce procédé est désormais opérationnel. En collaboration avec AD Chemicals, un système de prétraitement a été mis en place spécifiquement pour le traitement de l'aluminium recyclé, le Cleaner 602 jouant un rôle clé. Xavier Michiels nous explique que lorsque l'homogénéité des matériaux diminue, les marges de production se réduisent. Il est alors impératif de redoubler de vigilance quant au contrôle du procédé afin de garantir une qualité constante.
L'expérience montre que la question n'est pas seulement de savoir si l'aluminium recyclé est utilisable, mais aussi comment concevoir un procédé permettant d'assurer une qualité reproductible. C'est précisément là que se concentre de plus en plus l'attention du marché.
Pré-anodisation ou prétraitement chimique ?
Une question récurrente sur le marché est de savoir si la pré-anodisation surpasse réellement le prétraitement chimique classique. Afin d'éviter toute interprétation hâtive, Alulack et AD Chemicals ont comparé objectivement les deux méthodes dans le cadre d'un test de performance, en utilisant les exigences du traitement Qualicoat Seaside comme référence technique.
Les performances en matière de brouillard salin et de corrosion filiforme ont été examinées. Selon Xavier Michiels, cette étude a permis d'obtenir des résultats probants : « Nous ne souhaitions pas réaliser cette comparaison sur la base d'intuitions, mais sur des résultats concrets. Nos recherches n'ont révélé aucune différence significative entre les deux systèmes. » Roland van Meer y voit également un enseignement important pour le marché : « La pré- anodisation est techniquement réalisable, mais si un système de prétraitement chimique répond aux exigences spécifiées, notamment Qualicoat Seaside et 2000 heures de test AASS, il convient de se demander si un procédé plus exigeant apporte réellement une valeur ajoutée en pratique. » [...]
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Auteurs: Roland van Meer - AD International & Xavier Michiels - Alulack